De plus en plus de gens me demandent comment je travaille avec l'IA. Plutôt que de répéter, je documente tout ici : ma méthode, mes fichiers de config, mes projets, et le détail de ce que je construis — session après session.
Le cœur de ma méthode tient en quelques fichiers .md que je colle dans les « Project Instructions » de Claude. Un CLAUDE.md principal qui définit mon ton, mes règles et mon contexte, des fichiers d'extension chargés à la demande (stratégie, dev…), et un fichier dédié à l'ADN de chaque marque.
Le principe directeur : le Compound Engineering. Chaque fois que Claude se trompe sur mon style, j'ajoute une règle. Le système s'améliore avec l'usage — et tout le travail futur en profite.
En parallèle du journal, je publie des guides clairs sur l'IA et les outils que j'utilise : c'est quoi, à quoi ça sert, ce que ça change. Pensés pour des marchands et des dirigeants pressés, mais lisibles à tous les niveaux — trois profondeurs de lecture dans chaque page.
Le premier pose les bases : l'IA générative et les « LLM », sans jargon, avec les grands acteurs et surtout ce qu'ils ne savent pas faire.
Guide 01 · 31 mai 2026C'est quoi l'IA, et c'est quoi un « LLM » ?L'IA générative expliquée pour décider vite : ce qu'elle fait, qui la fait (OpenAI, Anthropic, Google, Mistral…), et ses limites.Lire →
Ce que je construis
Les projets
Tout est cohérent : une même méthode (Claude + fichiers de contexte) appliquée à un même terrain — le commerce de l'audio / vidéo haut de gamme et les outils qui le font tourner. Le dev (Cobra) alimente les boutiques, les boutiques nourrissent la communauté (HiFi Lovers), et le perso sert de laboratoire.
Rien ne distinguait clairement « la facture est partie », « le client a payé » et « la marchandise est livrée ». Trois badges indépendants (Facturation / Paiement / Livraison) remplacent le statut fusionné : code couleur, taux d'acompte affiché, bascule automatique reste à encaisser → reste à livrer, lignes livrées grisées. Transposé du module fournisseurs déjà en place ; deux bugs de calcul latents corrigés au passage.
Synthèse sur 5 sessions : le hub d'apps internes de Cobra passe, en quelques semaines, de « quelques apps critiques isolées » à un vrai petit écosystème standardisé — header identique partout, connexion Odoo partagée, rafraîchissement sur cron commun. Deux incidents (une version écrasée, un cron sans ses variables d'environnement) rattrapés en minutes grâce à la discipline sauvegarde/comparaison avant chaque déploiement.
Le modèle de prix Odoo était empilé et fragile : pricelist web auto-calculée, listes superposées, TVA à 20 % codée en dur, marge à 0 dès qu'un produit sortait de stock. Un champ unique cobra_price devient LA source de vérité via un override de _price_compute — coût et marge recalculés, prix barrés conformes Omnibus, sync Shopify immédiate. 6 modules touchés, ~7 300 produits migrés, avec un vrai suivi post-prod (bug d'affichage corrigé le jour même, 492 produits en promo repoussés).
Après une modif de Cobra sur un module Odoo, l'intégrateur (Irokoo) est revenu avec 6 points techniques (sécurité, fiabilité, cohérence). Chacun évalué individuellement : 3 corrigés tels quels, 2 avec un arbitrage explicite (garder la visibilité chatter à laquelle Hugo tenait, tout en neutralisant le risque autrement), 1 volontairement écarté. Un bug non signalé par Irokoo détecté et corrigé au passage. Déploiement dans un worktree Git isolé pour ne pas interférer avec un autre chantier en cours.
Le cas build vs buy le plus direct de la période : un CDC de dashboard de suivi tarifaire face à la concurrence (scoring ABC, moteur de règles, historique de prix), estimé à 3-4 semaines de dev, envoyé à l'intégrateur en mars 2026 — resté « à valider avant développement », jamais lancé. La brique la plus technique (import/matching des prix via Wiser) tournait déjà en prod ; il manquait la couche de pilotage. Construite en interne avec Claude Code, en quelques jours, sur notre hub d'apps internes.
Un relevé d'un gros fournisseur (GDD) affichait un solde impayé important, étalé sur des dizaines de factures — et ne prenait pas toujours en compte les derniers paiements côté Odoo, d'où un risque de double paiement. Confrontation systématique relevé fournisseur / Odoo / relevé bancaire à chaque nouveau relevé, six lots de paiement suivis un par un jusqu'à confirmation bancaire réelle : 200 059,33 € réglés en 6 virements, deux écarts (−60 €, +18 €) signalés au fournisseur pour régularisation.
La page de performance mensuelle des vendeurs existait mais restait passive — un tableau à consulter en fin de mois. Refondue en outil quotidien : fusion de trois sources dans une seule app « Charge » (perf mensuelle, suivi actionnable, charge opérationnelle), classement vs objectif N-1 en direct depuis Odoo, CA Shopify séparé du CA individuel, 1 817 devis dormants annulés en masse, dark/clair vérifié partout. En cours de test avant bascule en prod.
L'agent de traitement des factures fournisseurs Cobra tourne désormais seul sur une instance Scaleway : lecture des mails toutes les 15 min, extraction, rattachement à la commande Odoo (3-way match garanti), validation dans Teams. ~9-10 h/semaine économisées — et un workflow qui ne dérive plus.
On a créé 36 variantes Davis à la main, en script Python. Plutôt que de recommencer à chaque nouvelle marque, on a formalisé la méthode : un agent IA conversationnel sur le dashboard Cobra, capable de lire n'importe quel fichier source et de créer ou mettre à jour des produits Odoo sans intervention technique.
Préparation de l'intégration d'une nouvelle marque d'enceintes (Davis, gammes Krypton + Ariane) dans Odoo 18 : extraction propre du tarif fournisseur en 11 modèles / 36 variantes, et brief Claude Code « lecture seule d'abord, création seulement après feu vert ». Rien créé en base à ce stade — volontaire.
Initialisation puis mise en prod du socle technique de HF-OS (Next.js 16 + Payload 3, PostgreSQL Scaleway, hébergement Render), connexion admin par Google SSO restreinte à une liste blanche. Pas encore de collections métier — juste la coquille déployée.
Des liens Odoo↔Shopify se cassaient quand un produit était recréé avec variantes (historique orphelin). Après un sauvetage par script (Focal Bathys MG), on en fait une feature : un wizard LINK/RELINK dans cobra_shopify — matching SKU, swap atomique, sans script.
Le connecteur ne répercutait ni l'archivage ni la remise en ligne d'un produit. 3 bugs corrigés dans cobra_shopify + un script de rattrapage (~590 fiches fantômes nettoyées, 2 produits encore en vente rendus non-achetables).
Je documente tout ça en public, et j'adore en discuter. Si tu construis avec Claude, si un de ces projets t'intrigue, ou si tu veux juste comparer nos approches — écris-moi, on en parle.