Dans les coulisses · Veille IA
De la veille au média : ce que nous avons construit avec ChatGPT
Podcast court et long, comics du dimanche, création d’iAstro et design : les coulisses d’une veille qui s’améliore, avec une méthode réutilisable sur d’autres sujets.

Contexte : une veille qui apprend de ses usages
Au départ, la veille répondait à un besoin très simple : suivre l’actualité de l’IA sans passer ma journée à ouvrir des onglets. Un travail de collecte, de sélection et de synthèse alimentait déjà le site et Telegram. Cette première version, documentée dans une étude de cas, constituait le socle.
La suite est née en l’utilisant. Certains jours, j’ai le temps de lire. D’autres, je préfère écouter un résumé. Et le week-end, j’ai envie d’un rendez-vous plus vivant, qui donne du recul. Avec ChatGPT et Codex, nous avons repris cette conception pour faire évoluer la veille vers plusieurs formats, avec une identité commune et des accès plus directs.
Ce retour d’expérience raconte cette nouvelle étape : le podcast court et long, le comic du dimanche, la création d’iAstro et le travail de design qui les relie. La veille existait avant ce chantier ; c’est cette évolution que nous avons construite ensemble.
Ce qui a été fait
1. Écrire pour l’oreille : Le Flash et Le Débrief
Ajouter de l’audio ne consiste pas seulement à faire lire le texte par une voix. Il faut choisir ce qui mérite d’être entendu, rendre les transitions naturelles et éviter une succession d’annonces sans explication. Nous avons organisé Le Podcast iA autour de deux usages : Le Flash pour saisir rapidement l’essentiel ; Le Débrief pour prendre quelques minutes, comprendre le contexte et les conséquences.
Le travail porte sur toute l’expérience : les textes, la synthèse vocale, la prononciation, les pochettes, la date et la durée affichées, le lecteur sur le site et les archives. Un exemple tout simple : « IA » pouvait être bien détaché dans le Flash et avalé dans une phrase du Débrief. Ce genre de détail demande un essai sonore et une écoute, pas seulement un texte correct à l’écran.
La production quotidienne et la mise à jour du flux sont automatisées. Le Flash et le Débrief se retrouvent sur le site et Telegram ; le flux RSS du podcast est consacré au Débrief. Les épisodes publiés gardent leurs références pour que la suite du chantier ne casse pas les archives.


2. Le dimanche, raconter plutôt qu’empiler les nouvelles
Le comic apporte un autre rythme. Dans iAstro Sunday, mon personnage et iAstro explorent les sujets de la semaine à travers de petites histoires. Les numéros réalisés comptent quatre sujets, chacun développé en six cases. L’objectif est de donner une situation à comprendre, une réaction, parfois un sourire, puis de revenir au fait.
Nous avons travaillé les scénarios, les expressions, les poses, les décors et le passage d’une case à l’autre. Une annonce peut devenir une machine à essayer ou un problème à démêler dans L’atelier des possibles, notre univers graphique. La scène est une fiction ou une métaphore ; les explications et les liens sources permettent de retrouver l’information réelle.
Le lecteur a lui aussi changé en cours de route. Sur téléphone, les bulles et les noms des personnages occupaient trop de place. Nous avons allégé cette présentation, gardé Hugo à gauche et iAstro à droite, différencié les voix par la typographie et rapproché le dialogue du dessin. Sous chaque case, une courte explication aide à comprendre ce que l’histoire illustre.
3. Créer iAstro, puis un univers qui tient dans le temps
iAstro est devenu le fil conducteur du projet : un petit androïde expressif, au visage humain, avec ses accents cyan et violet. Sa création a demandé des choix précis et des corrections successives : silhouette, visage, regard, gestes, vêtements et relation avec mon personnage. Il fallait pouvoir le reconnaître d’une scène à l’autre.
Nous avons constitué des références de personnages, d’expressions et de poses, puis une garde-robe pour les douze mois. Les saisons font évoluer les tenues sans changer l’identité du duo. Ces références servent à produire les nouveaux dessins avec une continuité visuelle, au lieu de redéfinir les personnages à chaque épisode.

4. Concevoir le parcours complet
Le design va jusqu’à la façon de trouver les contenus. Nous avons donné un rôle clair à chaque rendez-vous : Le Radar iA pour la veille écrite, Le Podcast iA pour l’audio et iAstro Sunday pour la BD. Les titres, les pochettes et le personnage rendent ces formats reconnaissables.
Nous avons aussi revu les pages d’accueil. Knowledge Hub reste le lieu de la méthode, des guides, des projets et de leurs coulisses. Une bannière y donne directement accès à Telegram, au podcast et au comic. La page dédiée à la Veille IA rassemble les rendez-vous et les contenus. On peut ainsi arriver sur ce que l’on veut lire ou écouter sans traverser plusieurs pages intermédiaires.
Comment nous avons travaillé, avec ChatGPT
Je donne la direction, mes références et mes retours. ChatGPT m’aide à préciser une idée, à structurer un récit et à explorer des propositions visuelles ; avec Codex, nous intégrons les éléments au site et vérifions le résultat. Le travail se fait dans la conversation, à partir de versions que je peux regarder, lire ou écouter.
Les décisions se précisent au fil des essais : une tête trop penchée, une tenue qui dérive, une date peu lisible, un dialogue qui prend trop de hauteur sur mobile, une page d’accueil qui mélange deux usages. Une correction devient une règle conservée dans les références du projet. C’est ce qui permet d’améliorer la prochaine version sans tout recommencer.
Ouvrir les sources, avec les retours des abonnés
Mon ami Simon Fourticq, qui fait partie des abonnés Telegram, m’a proposé d’élargir les sources d’information de la veille. Son idée nourrit directement la réflexion sur la suite : éviter de rester dans les mêmes cercles et mieux croiser les points de vue.
Cette ouverture demande de garder une exigence de sélection. Un blog officiel documente une annonce ; une communauté technique peut en éclairer les limites ; une démonstration peut aider à comprendre l’usage. Plusieurs reprises d’un même communiqué ne constituent pas plusieurs confirmations indépendantes. Plus de sources doit apporter plus de contexte, avec des liens traçables, plutôt qu’un flux plus bruyant.
Ce retour rappelle aussi pourquoi Telegram compte dans le projet : les abonnés peuvent faire évoluer le produit, ses sujets et ses formats.
Une méthode réutilisable pour n’importe quel sujet
L’IA est le sujet de cette veille. La conception peut servir ailleurs : HiFi, commerce, recherche, vie locale ou actualité d’un métier. Ce qui se transpose, c’est la chaîne de travail. Les sources, le vocabulaire, les critères de sélection et la vérification doivent être adaptés au domaine.
- Définir à qui l’on s’adresse. Quelles questions les lecteurs veulent-ils résoudre ? Combien de temps ont-ils ?
- Choisir et croiser les sources. Conserver les dates, les liens et les limites de ce que l’on sait.
- Construire une sélection éditoriale. Expliquer pourquoi un sujet compte, puis adapter cette matière à chaque format.
- Donner une identité aux rendez-vous. Une voix, une présentation et, si cela sert le sujet, un univers illustré.
- Publier, observer et améliorer. Tester la lecture et l’écoute, recueillir les retours, conserver les corrections utiles.
Un résumé écrit, un flash audio, un débrief et un comic sont des possibilités. Chaque projet choisit les formats qui rendent réellement service à son public.
Résultat & suite
La veille écrite, les deux formats audio, les premiers comics et les pages repensées sont accessibles. iAstro relie désormais ces rendez-vous. Le chantier continue : affiner la voix du personnage, enrichir la sélection des sources et améliorer le confort de chaque format.
Aujourd’hui, l’abonnement Telegram est commun. À terme, je souhaite permettre à chacun de choisir les news texte, le podcast audio ou le comic du dimanche, et de combiner les trois. Ce choix d’abonnements reste à mettre en place.