1. Ce qui fait le coût : les tokens
L'IA ne facture pas « à la question ». Tout se mesure en tokens — des fragments de mots que le modèle lit (ta consigne, les documents que tu lui donnes) et produit (sa réponse). Plus l'échange est long, plus il consomme, donc plus il coûte. Coller un PDF de 80 pages « coûte » plus qu'une question d'une ligne.
Deuxième levier : le choix du modèle. Un modèle puissant (type Opus) coûte plus cher au token qu'un modèle rapide (type Haiku). D'où l'intérêt de prendre le bon outil pour la bonne tâche — pas le plus gros marteau pour planter une punaise.
2. Les façons de payer
Quatre grands modèles, du plus simple au plus pro. Les montants évoluent vite : raisonne en ordres de grandeur, pas en prix gravés.
3. Abonnement ou API : lequel
C'est la vraie question pratique, et elle se tranche selon ce que tu fais :
Tu discutes
- Forfait mensuel fixe
- Facture prévisible, zéro réglage
- Idéal pour un usage individuel quotidien
Tu automatises
- Paiement au token consommé
- Pour brancher des outils, des agents
- Plus puissant, à encadrer (plafonds)
4. Maîtriser la facture
L'API fait peur (« et si ça s'emballe ? »), mais ça se cadre très bien :
- Pose des plafonds de dépense. La plupart des plateformes API permettent de fixer une limite mensuelle dure. Mets-la dès le début.
- Prends le bon modèle. Un modèle rapide pour le volume et les tâches simples ; le modèle puissant seulement quand la difficulté le justifie.
- Encadre tes agents. Budget, fréquence, critère d'arrêt — sinon un agent peut boucler et consommer pour rien (j'en parle dans le guide Agent IA).
Pour donner un repère : ma veille hi-fi quotidienne tourne sur l'API et me coûte une broutille par mois — parce qu'elle est cadrée (sources limitées, une fois par jour, modèle adapté). Le coût n'est un problème que quand on ne le cadre pas.